19 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

La maison des animaux – Eric Allard

C’est à Eric Allard qu’est échu l’honneur et, j’en suis convaincu, le plaisir d’écrire l’opuscule 162 publié vers la mi-novembre par les Editions Lamiroy, comme elles en publient un chaque semaine. Pour cette Publication, l’auteur a proposé un conte comme j’en lisais quand j’étais môme, un conte où les animaux sont humanisés au moins dans leur comportement. Sauf, que dans ce conte, les animaux et les humains se mélangent sans aucun problème et entretiennent des rapports qui ne respectent pas absolument les codes de la morale actuelle, mais un conte est un conte et il faut bien qu’il transgresse les diverses règles édictées par la société pour être admis comme tel. Le Grand Loup a bien croqué la grand-mère, alors … !

Le conte en question raconte la chronique d’une cage d’escalier occupée par le narrateur, celle qu’il admire, Noémie la vendeuse de la boulangerie qui écrit des contes, elle aussi, Xanthe le cheval de course à la retraite, Marie-Aude la gardienne de l’immeuble et Aslan le vieux lion retraité lui aussi. Tout ce petit monde s’agite, se rencontre, vit plutôt en bonne harmonie jusqu’à ce qu’Aslan décède par empoisonnement, selon la police. Il faut donc trouver le coupable et son mobile, tous les habitants de la cage sont soupçonnés, une belle occasion pour l’auteur de dévoiler toute son imagination et sa créativité, de bousculer un peu la morale « bien-pensante » qu’il aime bien, à l’occasion, titiller un peu.

Personnellement, j’ai lu entre les lignes de ce joli conte une dénonciation des nombreux abus de notre société actuelle. J’ai nettement l’impression que l’auteur a abreuvé son inspiration à la source des informations que diffusent à flot continu et souvent sans aucune maîtrise les nouveaux médias, surtout les télévisions commerciales et les fameux réseaux sociaux. J’ai noté un petit coup de pied destiné au derrière des adeptes exacerbés de l’antispécisme, un léger soufflet adressé à ceux qui pratiquent le végan (je ne sais même pas comment on utilise ce mot), un sourire ironique décoché à l’encontre de ceux qui, comme le maire d’une grande ville de France, craignent de faire souffrir les arbres (je pense à celui qui a craint de faire bobo au sapin que ses services voulaient ériger au cœur de sa ville). Les politiciens qui pensent plus à se mettre en scène qu’à assumer leur pouvoir pour le bien des citoyens, ne sont pas épargnés, pas plus que leurs complices des médias en dérapage permanent. Tous ceux qui croient qu’il suffit de brailler dans les rues et de casser tout ce qu’on y rencontre sont aussi concernés par cette satire humoristico-acide.

Ce conte est comme tous les contes pas très moral mais un conte moral n’est plus qu’un catéchisme, pour moi ce conte est surtout une satire aigre-douce de notre société et peut-être aussi une leçon démontrant que la cohabitation avec les animaux est fort possible dans le respect de la dignité de chacun quelle que soit son espèce ou sa race. L’homme n’étant qu’un animal pas plus intelligent que les autres mais peut-être pas plus bête non plus. La morale de ce conte pourrait être qu’en toute chose il faut savoir raison et modération garder même si cela n’empêche pas d’avoir les idées la tolérance larges.

Lamiroy

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