06 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

Dans le refuge de la lumière – Martine Rouhart

Après avoir lu ce recueil de poésie arachnéenne où quelques mots seulement posés délicatement, deux ou trois par vers … pas plus, disent la quiétude, le calme, la sérénité d’un monde irénique, un monde qui ne connaitrait ni le bruit, ni l’agitation, aucune des perturbations qui le transforment en une ruche affolée par des envahisseurs mal intentionnés, j’ai eu envie de jouer à un petit jeu, juste pour lire une seconde fois ce recueil. J’espère que Martine ne m’en voudra pas, j’ai recensé les thèmes récurrents de son livre et j’ai trouvé dans la musique du silence quelques belles expressions, quelques jolis vers qui expriment un état entre la musique et le silence, une musique tout en douceur qui évoque « La musique du hasard » écrite par Paul Auster :

« Dans la musique / du silence … nos silences / sont si légers … Le chant intime / de l’arbre / a couvert le silence … les ailes silencieuses / des étoiles … entendre un souffle … Je survole la vie /passant de chant en chant … »

Cette musique du silence est illuminée par des vers de lumière ou se diffuse la clarté écrite par Martine :

 « ils cueillent la clarté … ce qu’il faut de clarté … pose ailleurs un clair-obscur … sa profondeur de lumière … comme colombe / qui se cogne aux murs / sans trouver / la lumière … »

Dans ce silence et dans cette clarté règnent les oiseaux seuls êtres vivants qui peuplent les poèmes Martine, animaux totémiques et emblématiques de ce recueil :

« des oiseaux / dans le bleu … une course d’oiseaux … une hirondelle … Les élans précipités / des mésanges … Les poèmes / qu’écrivent les hirondelles / en plein vol …. Dans mes songes / passe un oiseau blanc … Les oiseaux se défroissent … les maisons des oiseaux / s’effeuillent … je convie souvent / mon oiseau intérieur… »

Dans ce recueil, Martine Rouhart peint avec quelques mots seulement un monde où seules la musique et la lumière éclaireraient le vol des oiseaux, des oiseaux comme des colombes de la paix, des oiseaux pour égayer un monde qui serait trop calme dans la seule lumière du silence. Et, pour conclure, la poétesse s’envolera dans la clarté et la musique :

« s’il te plait / prête-moi / tes ailes … mais dans mes sommeils / sans mémoires / je vole »

 

Bleu d’encre

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