30 août 2020 ~ 0 Commentaire

De toutes mes farces – Eric Dejaeger

Poursuivant ses multiples aventures éditoriales, Éric Dejaeger revient à un genre qu’il connait bien, qu’il affectionne et dans lequel il excelle : l’aphorisme et pour ce faire il publie à nouveau chez un éditeur qu’il connait bien et qui le connait tout aussi bien, dans une collection où il a déjà sévi et brillé : la fameuse collection des P’tits Cactus de Cactus inébranlable éditions. Il y signe ainsi le soixante-cinquième opus, un belle performance pour une collection qui n’a pas encore dix ans d’âge !

Dans cet opus Éric Dejaeger explore des champs qu’il a déjà parcourus avec bonheur dans ses précédentes éditions : il est toujours aussi attentionné à l’endroit des religions et de leur clergé respectif, il est, en contrepartie, beaucoup plus chaleureux envers les tenanciers d’estaminets et des produits qu’ils commercialisent ou, éventuellement, partagent gracieusement (mais seulement avec leurs meilleurs clients).

« J’ai toujours préféré la bouteille pleine à celle à moitié vide. »

Son opinion sur la maréchaussée, sur toutes les forces armées et sur toutes les administrations plus ou moins contraignantes ne s’est pas améliorée, il les apprécie toujours aussi peu et ne manque pas une occasion de leur dédier un aphorisme bien pointu, bien tranchant, bien affuté… mais à l’occasion de cette dernière lecture j’ai surtout retenu des textes qui soulèvent des problèmes plus littéraires :

« Il faut pouvoir laisser la page blanche plutôt que de la salir avec n’importe quoi. » La question est bonne, elle méritait bien son aphorisme !

« L’aphorisme ne se taille pas comme une pierre précieuse. C’est un éclat de lave refroidie qui doit rester brut. » Celui-là, je l’aime beaucoup, il brille comme un diamant et fuse comme une balle.

Et puis il a ceux qui concernent la société, pour dire comme elle boîte beaucoup actuellement :

« Le Royaume-Uni n’en faisant plus partie, l’Union européenne aura-t-elle le courage de supprimer l’anglais de ses langues officielles ? »

C’est une vraie question, merci de l’avoir posée, comment les chanteurs vont-ils chanter et comment les gens des médias vont-ils s’exprimer ?

« Si tous ceux qui ne savent pas se taisaient plutôt que de donner leur avis, on y gagnerait en tranquillité ! » Tu l’as dit Éric et le monde tournerait tout aussi bien, mieux peut-être et en silence !

Il est temps de réagir le monde est en péril : « Il ne faut pas casser la baraque, il faut détruire le palais. »

Pour conclure cette lecture, j’aime ce genre de propos qu’Éric sait si bien distillé, des traits un peu fripon mais tellement drôle :

« Que de bijoux de famille perdus, sur la route qui mène de Castres à Sion ! »

Cactus inébranlable éditions

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