13 avril 2020 ~ 2 Commentaires

Baie Saint-Paul – Jean-Manuel Saëz

Etonnante la relation que j’ai eue avec livre j’ai lu en deux jours, l’auteur m’a très vite entraîné vers des contrées qui m’attiraient fortement quand j’étais adolescent : le Grand Nord, le froid, la neige, les trappeurs, les chiens, les loups, les ours, etc… Un monde dans lequel que je m’immergeais oubliant tout ce qui m’entourait. Récemment, j’ai voulu partager cette émotion avec mes petits-enfants mais le temps et les modes ont changé, je ne parviens pas à leur mettre en main L’Appel de la forêt que je leur ai acheté tout spécialement. J’ai eu aussi l’occasion sur une page Facebook de dire tout mon attrait pour l’œuvre Jack London. Ce livre m’a aussi entraîné à Baie Saint-Paul où je suis passé lors de mon périple canadien en 2018.

Ce roman c’est l’histoire d’une culpabilité jamais digérée, une culpabilité éprouvée à tort peut-être …. Un brillant avocat lyonnais disparait brusquement sans laisser aucun indice, ses enfants le recherche en vain pendant de longues années. Sa fille ne croit plus à son existence mais son fils garde un filet d’espoir toujours vivace au fond de lui. Un beau jour un courrier parvenant d’un coin paumé tout au fond du Yukon canadien leur parvient, il est plus que laconique, il a été adressé par le sheriff de Shortfalls dans le Grand Nord canadien, sa fille hésite longtemps mais fini par répondre à l’invitation de l’expéditeur et part pour le bout du monde. C’est une aventure rocambolesque qui commence, pleine de rebondissements, impossible à évoquer sans prendre le risque de livrer des indices importants. Parallèlement l’auteur raconte l’histoire d’un trappeur qui s’est lié d’amitié avec un indien qui lui a donné les clés de l’immensité blanche et glaciale. Ces deux récits vont peu à peu converger pour arriver au but qui n’était pas forcément celui qui était prévu.

Cette histoire pleins de rebondissements, située dans un monde dont la magie a baigné mes lectures d’enfance, a ravivé en moi une certaine émotion, m’a rappelé Jack London, a aiguisé ma curiosité. Alors, j’ai jeté un œil sur la Toile pour comprendre comment un Lyonnais né en Afrique du Nord pouvait éprouver une telle attirance pour le Grand Nord. Et à ma grande surprise et avec stupeur, j’ai découvert que cette histoire avait certainement quelque chose à voir avec ce que l’auteur a lui-même vécu. Ce livre m’a décidément pris par la main pour me ramener dans les lignes que je lisais déjà avec passion quand j’étais adolescent et j’ai éprouvé un réelle compassion pour son auteur.

M.E.O.

2 Réponses à “Baie Saint-Paul – Jean-Manuel Saëz”

  1. Ne en Algerie dans une famille d’immigres espagnols, Jean-Manuel Saez est venu en France lors de l’independance de son pays natal. Apres une carriere d’avocat au barreau de Lyon, il partage desormais sa vie entre la Bretagne et la Cote d’Azur. Il a publie Un enfant de la brousse, recit autobiographique sur son enfance dans une Algerie en guerre. Baie Saint-Paul est son premier roman.

    • Merci pour ses précisions mais j’aimerais savoir si ce livre a une origine autobiographique, sans curiosité malsaine de ma part mais seulement pour situer ce texte dans le temps et l’espace. J’ai lu hier que Jack London, était passé lui aussi à Dawson City quand il était chercheur d’or.


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