30 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

Au fond un jardinet étouffé – Morgane Vanschepdael

« Je sors tous, les pensées, les viscères, les souvenirs, les contes élaborés dans les limbes… J’éclos lentement sous des trombes de phrases qui s’attachent à moi et je m’accroche à elles. » L’auteure raconte comment l’écriture, la mise en mots de ses mésaventures bruxelloises l’a libérée du poids pesant sur ses épaules depuis qu’elle a quitté sa Gaume natale. Elle est née dans cette campagne, « Ici » où une héroïne de Christine van Acker s’est réfugiée pour oublier les affres de la capitale. Elle a travaillé dur, nettoyant les box, charriant le fumier mais elle a aussi bien profité de la nature, du grand air et de la forêt. Comme les loisirs n’étaient pas très fréquents, elle a beaucoup lu du théâtre et des romans notamment d’Oscar Wilde et de Samuel Beckett ses auteurs fétiches.

Elle état bonne élève, alors on l’a mise incitée à poursuivre ses études à la capitale mais elle n’était pas prête à affronter, la ville, la foule, le confinement, les règles de toutes sortes, …, elle a échoué, recommencé dans une autre école où elle ne s’est pas mieux intégrée. Heureusement, elle est partie en stage à Malte où elle a retrouvé la liberté et découvert la fête qui ne s’achève que lorsque le soleil se lève. Mais toutes les belles choses ont un terme, il a fallu rentrer à Bruxelles, retrouver la grisaille, les contraintes, les amies et amis pas tous très francs.

Alors, elle a jeté sur ses pages avec encore plus de fougue des mots qu’elle griffonnait depuis longtemps déjà pour raconter son histoire, ses mésaventures, ses doutes, ses terreurs, ses angoisses devant son avenir. Et un beau jour, un petit matin après la fête peut-être, un lecteur a trouvé ses mots beaux, touchants, émouvants … il l’a incitée à écrire encore et encore et voilà le début d’une histoire qui conduit à la rédaction de cette première publication.

Espérons qu’il y en aura d’autres de la même verve, dégageant la même énergie, la même volonté de transcender la terreur en sensation artistique pour s’installer dans le monde du théâtre et des lettres. Et peut-être que nous avons mangé, le même soir, des crêpes avec les doigts au Kokob, en laissant la première bouchée à son voisin, par une froide nuit hivernale mais chaleureuse et enfiévrée.

Maelström

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