16 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

Maisons habitées – Philippe Leuckx

Dans ce petit recueil fait de courts poèmes en vers ou en prose, Philippe Leuckx évoque avec une douce nostalgie sa terre natale celle qui lui a donné la vie, l’envie d’écrire et l’inspiration. « Ma poésie a puisé je crois à la terre natale la sève du silence des granges, le silence des sillons longés pour désherber, la patience des mains pour le pis des vaches, l’odeur des blés, des herbes, la solitude des yeux curieux. Ma poésie vient de cet enfant-là. »

Certes ce plat pays chanté par le Grand Jacques n’est pas le mien mais, comme Philippe, je porte toujours sous mes semelles la terre de ma campagne, celle où j’ai lu les premières lignes d’une très longue série. Et, l’homme de la terre que je suis resté au fond de mon âme, est profondément touché par l’amour que Philippe porte à sa terre, à sa ville, à sa maison natale. On sent que si lui a habité sa maison, elle, elle l’habite encore et l’habitera jusqu’à sa mort. Sa terre, comme sa ville, comme sa maison, est poème, elle a fait germer les mots qui aujourd’hui composent sa poésie.  « C’est une ville ancienne où serpentent des ruelles, des impasses. Sans doute le passé y a-t-il niché des placettes, des belvédères, des parcs.

Elle existe en plein cœur

Elle est inépuisable

Ses réseaux sont poèmes. »

Et ce fameux hasard qui fait souvent trop bien les choses dans certaines œuvres littéraires, a réuni mes mots, même si mon talent est beaucoup plus modeste, avec ceux de Philippe au creux d’un monde virtuel où ils pourraient créer un univers chthonien nourri de nos nostalgies réciproques parfumées à l’odeur de nos fraîches campagnes. Je ne connaissais rien des origines de Philippe avant de lire ce recueil, je savais seulement qu’il a un grand talent littéraire, qu’il m’émeut souvent et, aujourd’hui, je sais pourquoi.

« On a le souvenir touché ».

Bleu d’encre

2.5.0.0

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