30 mai 2018 ~ 0 Commentaire

Les coureurs avaient de ces bouilles – Eric Dejaeger

« Ecrire pour vivre ? Beurk !

Vivre pour écrire ? Beurk !

Ecrire pour s’amuser !!! » »

Très prolifique en ce printemps littéraire, le barde carolorégien, n’a pas oublié sa devise favorite : « Court, toujours … ! » mais n’a pas non plus failli à la parole qu’il énonce dans le présent recueil en tout point égal à ceux qu’il a déjà édités chez ce même éditeur, spécialiste de ce genre. Éric écrit pour s’amuser, on s’en doutait depuis un certain temps déjà, même Maigros le savait ! L’aphorisme c’est son truc mais pas le seul, il a d’autres cordes à son arc qui retiendront plutôt notre attention tant nous avons déjà vanté sa capacité à pondre de l’aphorisme comme la poule pond des œufs.

Si chez lui, l’aphorisme c’est pour rire, c’est parfois aussi pour mettre un solide coup de pied au cul de tous ses concitoyens qui oublient trop souvent le plus élémentaire bon sens : « Seul ce crétin d’homme peut descendre du singe à la kalachnikov. » L’actualité l’a encore démontré entre ma lecture de ce recueil et la rédaction de ce commentaire. C’est aussi pour râler un peu contre tous les empêcheurs du fumer, boire, rire, baiser, prendre du plaisir, en rond ou autrement qu’il fulmine : « Je fume, je porte les cheveux longs et la barbe. Si je me fais une gueule de pute, serais-je entendu par l’union européenne pour que l’on puisse à nouveau fumer au bistrot ? »

Dans ce recueil le barde carolorégien innove, cherche de nouvelles formules pour faire jouer les mots : il propose des listes de mots souvent des néologismes, construits à partir de suffixes ou de préfixes identiques comme, par exemple, gyro pour tour, qui peut donner : « Gyro : course cycliste à étapes qui se termine là où elle a commencé » (Pinot en doute encore !). Il en a listé ainsi plusieurs séries toutes plus désopilantes les unes que les autres. Il a aussi abondamment joué de la contrepèterie, un instrument qu’il semble particulièrement apprécié, il suffit de lire le titre de ce recueil pour s’en convaincre.

Je partage avec lui l’humour, bien sûr, et quelques travers (?) aussi  :

« Parmi les choses que je déteste au plus haut point de lire : les modes d’emploi. »  Impossible de passer à la ligne deux !

« Il ne faut pas tout comprendre sous peine de devenir fou. Il ne faut pas devenir fou, sous peine de tout comprendre. » C’est bien pour ça que je ne fais aucun effort pour comprendre quoi que ce soit !

 « On a féminisé beaucoup de noms mais « féminin » est resté au masculin … » C’est un peu vache pour toutes les militantes qui veulent repeindre notre belle langue mais ça me fait rire quand même !

Encore un petit mot encore pour signaler la publication en fin de recueil de « A la mort moi le nœud », un recueil d’aphorismes où les  « t » sont remplacés par des croix. C’est plutôt morbide et donc très drôle.

« Même droitier,

Tout soldat se doit

De passer l’arme à gauche. »

Cactus inébranlable

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