06 mai 2016 ~ 0 Commentaire

Cinq mouches bleues – Carmen de Posadas

« A force de sauter du coq à l’âne, vous n’allez plus rien comprendre » et « les digressions sont fatales à l’allure du récit. » He bien Carmen, voilà au moins un point sur lequel nous sommes d’accord ! Mais si tu le penses vraiment alors pourquoi tu le ne fais pas ? Pourquoi nous embarques-tu dans plus de trois cents pages pour nous raconter une petite histoire, même s’il y a mort d’hommes, qui relève beaucoup plus de la presse people que de la littérature ?

Quand, j’ai lu les critiques de ce livre qui figurent sur le site, j’ai pensé que j’allais relever la note moyenne qui est vraiment très basse mais là alors je ne peux pas ! Tu nous livres un livre sans réel intérêt. Quatre membres de la jet-set qui souhaitent se soustraire aux regards des populations pour mener un moment de vie pas franchement avouable aux yeux de tous en rencontrent un cinquième qui a, lui aussi, de bonnes raisons de se faire oublier pendant un certain temps. Et cette rencontre déclenche toute une histoire sous les yeux d’un vieil Anglais d’origine uruguayenne (comme l’auteure) qui à l’impression de revivre des événements anciens qu’il s’est efforcé d’oublier jusques là. Mais avant de mettre un terme à sa vie qui ne fut qu’une suite d’échecs, ce vieil Anglais voudrait régler ses comptes avec l’humanité et avec sa conscience.

Le scénario est assez solide mais la narration est verbeuse et bavarde, l’intrigue se dissout dans un flot de détail inintéressant et le livre finit par faire au moins cent pages de trop qui font tomber l’attention et dilue le suspens dans un flot de considérations purement people dont le lecteur se balance royalement. « Et, pendant ce temps, nous dégustons notre ennui en silence. » Carmen, pourquoi nous embarquer dans ce monde frelaté où tu colles tous les poncifs qu’on voit tous les jours dans la presse ? Et tu t’amuses même à citer les marques des boissons, des fringues, des montres, etc… comme dans les polars à deux sous !

Tu as une bonne plume, le sens de la formule, l’art de dresser des personnages intéressants alors abandonne ce type de bouquin aux fournisseurs de la SNCF et donne nous de vrais romans ou l’histoire reste toujours sur le fil du rasoir et tient le lecteur en haleine tout en le divertissant.

Laisser un commentaire

An Other Fake Artist |
Nouvelleshorrifiques |
Twexter |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | FUYONS, LISONS !
| Taqbaylitiw
| Debauchesetperversions