26 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

Chimères bleues – Jean-Philippe Querton

Amateurs d’aphorismes et autres « carabistouilles » mitonnées avec des mots choisis avec le plus grand soin, « Cactus » plus « inébranlables » que jamais fait une rentrée encore plus piquante que les précédentes avec au moins cinq recueils dont « Chimères bleues » pondu par le maître en la matière, le patron de la maison d’édition, le boss, Jean-Philippe Querton en personne. Et, cette fois, il a placé le fruit de ses cogitations bleues sous la tutelle de ceux qui l’ont inspiré ou qu’il a tout simplement admirés : des surréalistes, des aphoristes, des amis écrivains (Scutenaire, Magritte, Aragon, Topor, Breton, …)… dont il a inséré une photo, un caricature ou un bout de texte entre ses mots, bons et même parfois délicieux.

« L’homme à la Chimay bleue », comme on pourrait surnommer l’auteur en référence au titre de l’un de ses précédents ouvrages, – d’ailleurs l’un de ses amis lui confia un jour « C’est quand j’ai vu que tu buvais une Chimay bleue que je t’ai reconnu » – ne peut donc pas dire que ses chimères sont nées de mère inconnue. On sait désormais où il puise la matière première nourrissant sa très féconde imagination qui  lui souffle des aphorismes en « fricassées de carabistouille » comme il l’écrit à la une de son recueil.

L’auteur l’affirme « Ecrire, c’est jeter l’ancre » mais à force de jeter l’ancre, il prévient, « un jour, j’arrêterai d’être drôle ». Holà vieux capitaine, il n’est plus temps de jouer les Baudelaire, ce n’est plus de ton âge –  « Ô Mort, vieux capitaine, il est temps ! levons l’ancre ! » –  que les jeunes lèvent l’ancre et que les auteurs confirmés la jette et tout sera bien. Evidemment, « Les auteurs d’aphorismes sont des éjaculateurs précoces de la pensée » mais ce n’est pas une raison pour nous mettre à la disette, longtemps encore, il faudra mitonner la « fricassée » pour que nous puissions encore nous régaler souvent de bons mots bien choisis. « On peut diviser les aphorismes que j’ai écrits en deux catégories : d’abord les bons »,  mauvais chroniqueur je me suis arrêté à la première.

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