17 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

La forêt de cristal – J. G. Ballard

Longtemps, j’ai hésité à aborder l’œuvre de JG Ballard mais, lors de mon dernier passage à la bibliothèque, « La forêt de cristal », l’un des quatre apocalypses qu’il a écrits entre 1961 et 1966, figurait parmi les nouveautés après sa réédition et j’ai succombé à la curiosité mais, je n’aurais peut-être pas dû… J’ai, en effet, eu beaucoup de mal à sortir de cette forêt enchantée et maléfique où j’ai rencontré ennui et incohérence et où l’auteur s’est égaré au moins autant que le héros, se noyant dans les redites et n’arrivant pas à faire vivre le monde fantastique qu’il a créé avec toutes les merveilles qu’il essaie de faire scintiller sous nos yeux.

Ce roman en noir et blanc où il est bien difficile de séparer le jour de la nuit, le chaud du froid et l‘eau de la glace, est l’histoire du Docteur Sanders qui veut retourner à Mont Royal, au Cameroun, pour retrouver un couple d’amis dont la femme fut sa maîtresse. Mais arrivé au port de Matarre, l’ambiance est étrange, une chape semble peser sur la ville où la police, les militaires et les trafiquants en tout genre s’agitent avec inquiétude. La forêt prend des couleurs étranges et notre héros découvre rapidement qu’un phénomène de cristallisation affecte la région où il veut se rendre. Contournant les interdictions et les recommandations, il s’engage dans un périple dangereux où il rencontre une violente tempête qui cristallise brutalement la forêt et tout ce qui y vit. Il ne doit la vie sauve qu’à la rencontre avec deux rivaux qui s’affrontent, à la vie à la mort, pour l’amour d’une belle bien plus près de la mort que de la vie. Mais ces cowboys des temps modernes sont bien maladroits et il peut rejoindre ses amis avec lesquels il va pénétrer au cœur de ce mystère qui affecte le lieu et ses habitants et vivre de nouvelles aventures rocambolesques.

Je suis un bien mauvais client pour ce genre de littérature mais j’aimerais voir dans cette fiction, une parabole de toutes les richesses de l’Afrique pillées par les Occidentaux au détriment de tous ces Africains qui errent misérablement comme ces lépreux qui vont finir cristallisés dans cette forêt miroitante. C’est aussi une image de l’Afrique déliquescente incapable d’exploiter ses immenses richesses. Mais c’est surtout une réflexion sur la lutte de l’homme contre la mort qui croit toujours qu’il y aura quelque chose après la vie et peut-être même que la mort n’est qu’un passage vers un ailleurs meilleur même s’il est très différent, au-delà de nos capacités à imaginer.

Je dois préciser que cet ouvrage comporte une bibliographie très détaillée des œuvres de JG Ballard qui sera très utile aux inconditionnels de cet auteur.

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