21 août 2015 ~ 0 Commentaire

Cavalier, passe ton chemin ! – Michel Déon

Le titre de l’ouvrage de Déon est le dernier vers que Yeats écrivit avant de mourir. Déon a voulu ainsi rendre hommage à ce grand poète qui passa une partie de sa vie dans la région de Galway, là où lui va souvent en  vacances. Il a adopté cette région, et elle aussi l’a adopté, et quand il doit rendre un ouvrage à son éditeur, c’est vers cette région d’adoption qu’il tourne sa plume pour camper le portrait de ces Irlandais, vestiges de l’époque où Yeats hantait les lieux, derniers survivants d’une Irlande essentiellement rurale et religieuse, hantés par les légendes et les superstitions les plus diverses. C’est le genre de facilité que les auteurs reconnus peuvent se permettre pour entretenir leur notoriété et satisfaire leur éditeur sans faire de grands efforts d’imagination et de créativité. Mais un écrivain qui partage un plat d’huîtres arrosé de Muscadet avec le grand John McGahern ne peut pas être un trop mauvais écrivain, celui-ci ne l’aurait pas toléré.

C’est un ouvrage bien écrit avec peut-être un brin de pédantisme et d’emphase, sans effort d’imagination particulier,  mais où les personnages sont bien campés et bien vivants. Un ouvrage qui se lit sans intérêt particulier pour qui n’est jamais allé en vacances du côté de Galway mais qui vaut tout de même un brin d’attention pour les pages consacrés à Yeats et à McGahern. Un livre en hommage à L’Irlande, pays « écartelé entre un monde figé dans ses traditions et un monde en plein éveil » qui subit de profondes transformations depuis son entrée dans l’Union européenne avec tous les risques que cela comporte.

« Ô mes enfants, qu’êtes-vous en train de faire d’un des plus poétiques pays d’Europe ? »

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